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dimanche 8 janvier 2012

Mon collège va craquer...

Petit relais d'info au sujet du collège François Mitterand de Créon en Gironde, qui se mobilise contre son chef d'établissement.
Enseignants, parents d'élèves et élèves se montrent solidaires face aux problèmes causés par une piètre gestion de l'établissement. Des problèmes dans les relations et la gestion des personnels enveniment également les conditions de travail.
Les profs font souvent le gros dos, dans un système qui n'a rien à envier à La Grande Muette, en matière de harcèlement psychologique et de mauvais fonctionnement. Mais quand la coupe est pleine, certains osent encore dire "non" et s'indigner sainement pour défendre leur métier et le service public qu'ils cherchent à rendre du mieux possible aux élèves, aux parents d'élèves et à la population de ce pays.
Heureusement, les profs ne sont pas encore totalement décrédibilisés aux yeux de tous, comme en témoigne ce mot du maire de Créon.
Quand on pense qu'on veut nous imposer un système de notation via les chefs d'établissement, on prend peur à l'idée de ce qui va se produire dans certains endroits....

Bon courage mes chers collègues!

mardi 15 novembre 2011

Mes nuits sont plus chères que vos jours...

De mon pote Gwenal, un p'tit clin d'oeil dans le titre :-)

mercredi 17 août 2011

Anonymaimez-moi

Une bonne fois pour toutes, nous ne publierons pas les commentaires anonymes qui sont envoyés sur ce blog.
Ils arrivent sur nos boîtes mails, et c'est déjà assez fatigant comme ça de consacrer un temps de lecture à  la prose d'un petit malin qui se croit autorisé à donner son avis, sans avoir le courage de donner son nom ou de donner un lien vers son propre blog, pourqu'on le publie par la suite. Donc il faut venir se connecter pour supprimer ces messages sans intérêt dans la boîte de modération de blogger.... Pfff. On a autre chose à faire que de perdre notre temps à ça.
Je n'ai jamais compris pour ma part, cette histoire de pseudos et d'anonymat sur les blog, ni les trolls et ce genre de trucs. Je ne vois pas l'intérêt.
Et puis si des gens qui lisent ce qu'on a écrit ici ne sont pas d'accord avec nos opinions, qu'au moins ils argumentent, citent des sources etc.
Allez à plus.

mercredi 13 avril 2011

Accusé coupable

Qu'on se déclare innocent avec bonne foi face à des accusateurs sans preuve, ou bien qu'on ait purgé sa peine au regard de la société et qu'on vive malgré tout avec le remord des actes commis, on reste prisonnier du jugement implacable que rien ne tempère ni ne limite: nos semblables, ces êtres humains.

jeudi 3 février 2011

Y a-t-il un journaliste en France?

Cliquez sur le titre  pour voir un intéressant reportage, malheureusement censuré en France :-)

mercredi 13 octobre 2010

Un Siné sinon rien

Baste! J'apprends en lisant le blog de Maester que Siné continue de semer sa zone sur le net, tous les mercredis! Je suis à la fois contente de savoir qu'il continue de publier malgré la fin de Siné Hebdo, et dépitée d'avoir raté le coche...
Mais ce qui compte c'est de le lire, et de s'aérer la tête avec des idées qui ne renoncent pas portant haut les valeurs de  liberté d'expression, d'opinion et de contestation.
Merci Siné d'ouvrir ta gueule là où tant d'autres, soit aboient avec la meute, soit se tiennent coits dans leur panier de grenouilles de bénitier... Et puis un mec qui aime le pinard, les chats et le jazz a toujours quelque chose d'intéressant à dire :-)

mardi 7 septembre 2010

Tu quoque fili?

Ne faisant plus partie cette année de la France (éternelle) qui se lève tôt et qui bosse plus pour gagner plus*, je passe mes heures de creux d'enfeignasse (joli néologisme dont la propriété intellectuelle revient aux amis de mon compagnon lolilol) à naviguer sur le net.
Entre deux textes sur le socle commun des compétences ou la séance de grammaire en classe de 6ème, il me faut bien décompresser un peu!

Et quoi de mieux qu'un réseau socialisant pour retrouver ses vrais amis et échanger des discussions de fond?
C'est certainement ce qu'avait pensé aussi le Presquesident en se rasant, lorsqu'il dit son staff communicationnel :
"Alors, Henri-Mathieu, là, i'me'faut un profil sur FausseBin, et fissa! Et pourquoi? je vais vous le dire, Henri-Mathieu: parce que moi, voyez-vous Henri-Mathieu, j'pense ki faut êt' proch' d' mon électorat, cette grosse bande de blaireaux qui bêlent en troupeau comme des moutons qu'ont pas d'auge. Les gens, H-M, y z'aiment c'qui est nouveau, les gens y z'aiment la mode, et moi j'préfère êt' "in" sur FausseBin, que "out" dans FranceFoot! Et si j'veux assurer en 2012, ben, faut qu'j'puisse continuer à berner tous ces pauv'cons qu'on voté pour moi, sinon adieu les avantages mal acquis qu'on a détourné dans leur dos! "
Conversation malheureusement interrompue par un coup de rasoir Bic mal ajusté ... Et oui, quand on est nerveux, il faut faire attention à ne pas faire deux choses en même temps.

Et alors, voilà qu'Henri-Mathieu s'y est collé, et nous a pondu la page FB du Presquesident, là!
Polala! Tous ces amis qu'il a pas lui alors hé! Mazette hé!
Bouducon que j'me suis dit, un gars comme ça qui a tant d'amis, i peut pas êt' franch'ment mauvais! Pasqu' l'amitié quand même, c'est un' valeur, ça s'donne pas comme ça, l'amitié, c'est des liens, c'est du solide, c'est du partage, et pis, on y croit, quoi, c'est un idéal, et pis, affectiv'ment, ben on s'investi dans l'amitié, on s'entraide, on s'épaule, tout ça. Et pis attends, on n'est pas ami avec tout l'monde: les amis, on les choisit, on s'met pas à raconter sa vie au premier v'nu, on fait pas ses confidences à n'importe qui, un ami c'est quand même un minimum de confiance!
...
Et bien figurez-vous que NON!

O_O

Tout ça, c'est du baratin. A ma grande surprise, j'ai découvert que l'amitié pouvait être feinte, hypocrite et calculatrice.

En effet, en lisant de près les commentaires sur une des pages FB du Trépidant, j'ai constaté que certains amis,  sont en réalité de faux amis! Et oui, le masque cybernétique tombe! La trahison tapie dans l'ombre d'un écran 17 pouces éclate au grand jour!
Figurez-vous que d'improbables péquins, probablement des gauchistes alternatifs en mal de rebellion depuis que Ségolène a fait son coming-out de femme de droite, se sont glissés parmi les amis du Trépignant, pour mieux le conspuer, et lui dire des choses qui font mal!

La preuve en images (cliquez ici pour agrandir):

Fatalitas! Coup de poignard dans le dos! Mais où va le monde si on ne peut plus croire en l'amitié?
Vraiment en plus, avec l'histoire de la crise, les problèmes de Woerth, les grévistes qui, encore une fois de plus, prennent la France (éternelle) en otage, et l'alboum raté de Carlita même pas classé 49ème au Top 50, il avait pas besoin de ça le Presquesident!

Comme quoi, finalement, l'amitié sur le net, c'est très surfait par rapport à ce qu'on en dit...
Sur ce, je suis retournée à mes cogitations sur l'accord du participe passé d'un verbe pronominal, en méditant cette citation qui n'a rien à voir mais que j'aime bien:

"La prospérité fait abonder les amis ; L'adversité les jauge et les passe au tamis."

Publius Syrus (-85/-43), Poète latin : Sentences.
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* Nouvel emploi du temps, plus d'heures supp et nouveau poste moins loin de chez moi :-)

jeudi 29 avril 2010

Agences gros risques

Ça fait plus d'une semaine qu'une question tourne dans ma tête : ces agences de notation mais c'est quoi au juste ?! Hier soir encore "les agences de notations ont baissé la note de la Grèce, mais aussi du Portugal et de l'Espagne, les bourses plongent".

Non mais qu'est-ce que c'est que ce bin'z ? Et il ne faut pas compter sur le journaliste de la radio publique pour faire un effort (de pédagogie ?; ils en font pourtant à propos de toutes les réformes de régression sociale) pour expliquer, informer son auditoire sur ce que sont ces agences qui accroissent la spéculation des marchés financiers contre les Etat, ce qui met clairement en péril la zone euro et l'Union Européenne même (il n' y a qu'à "observer" la réaction de la chancelière allemande pour se convaincre que l'idée même d'Union Européenne est enterrée depuis belle lurette).

Non on a affaire à un exercice "d'objectivité journalistique" parfait : des faits, pas de commentaires, pas d'explications. Pourtant, pour le volcan là, on en a eu des chercheurs qui sont venus nous dire le pourquoi du comment du gros nuage. Mais pour les agences, pas d'économistes invités, pas de citation d'expert qui nous éclairerait un peu. On nage dans le brouillard le plus total et de là à dire qu'on se fait enfumer, alors que le vrai nuage lui, a disparu, il n'y a qu'un clic de muleau que je vous laisse le soin d'activer ou pas. Bref, les agences de notations baissent leur note et ça va mal et pis c'est tout. C'est quoi ces notes, pourquoi les agences baissent, ces "notes" et qui sont ces agences ? Mystère.

J'ai fini par prendre un peu de temps pour faire une rapide recherche sur le net afin d'éclaircir la question : pour résumer (l'article de wiki est long et complet mais complexe), il s'agit d'institutions soit disant indépendantes (payés par ceux qui se font noter, y'a pas d'conflit d'intérêt, mheu non ma bonne dame !) qui notent les dettes (établissements de crédit, Etats, etc.) de A à C selon qu'elles estiment leur remboursement possible ou pas. Leur crédit, sans faux jeu de mot, c'est-à-dire la confiance accordée à ces agences repose sur leur capital réputationnel ! Ainsi une mauvaise note attribuée par une agence très réputée (3 aux Etats Unis qui "contrôlent" plus de 80 % du marché mondial, une dizaine au total dans le monde) indique aux marchés financiers qu'ils ne doivent pas investir : CQFD, et les Grec trinquent "à la rigueur"...
Sauf que là où le bas blesse c'est que ces agences avaient super bien noté Lehman Brothers, Goldman Sachs, vous savez ces banques qui ont fait faillite avec la crise des subprimes ... "leur rôle dans la crise fut essentiel" comme le note un article d'Eco 89.

Alors ça serait vraiment pas du temps d'antenne (et de cerveau disponible) perdu, si quand les journalistes parlent des agences de notation qui ont baissé la note de la Grèce, du Portugal et de l'Espagne, rajoutaient : " vous savez ces agences qui ont protégé les actifs pourris des subprimes par leurs bonnes notes. Non contentes d'avoir précipité la crise mondiale ces agences s'attaquent maintenant aux Etats qui eux, n'ont plus les moyens de controler les marchés financiers qui font la loi sur l'économie réelle. Décidemment ATTAC avait raison et d'ailleurs chers auditeurs vous trouverez sur son site internet de nombreuses informations complémentaires et salutaires"

Pour finir tout ça nous ferait presque pleurer si ce n'est qu'on avait été prévenu : une bande de hors la loi en liberté, accusés d'un vol qu'ils prétendent ne pas avoir commis, et qui "pour subsister emploient leur compétences" et vous les propose "quand la loi ne peut plus rien pour vous" : tout est dit dans cette vidéo et quand on voit les têtes de pignouf, il ne faut pas s'étonner d'en être arrivé là...

;-))

lundi 11 janvier 2010

Faut-il nettoyer (au kärcher) la tête de Fadela Amara?

Pour lui apprendre le sens des mots?
Voilà la question que je me pose (et qui n'est en aucun cas une opinion ou une vérité) en apprenant qu'elle reprend à son compte et justifie dans une interview au Progrès l'expression "nettoyage au kärcher" du Petit Nicolas.
Avant que Fadela se mette à aboyer en suivant la voix de son maître, il serait peut-être bon de lui acheter un dictionnaire étymologique de la langue française, de lui faire subir une légère lobotomie et de nettoyer un peu son cerveau encombré de bêtise pour y placer quelques rudiments de savoirs linguistiques. Ainsi elle apprendrait peut-être à parler d'une part et ensuite à comprendre le sens de ce qu'elle dit.
Mais revenons à cette belle expression, si imagée et si représentative d'une France de droite décomplexée: "nettoyage au kärcher", et essayons d'en démêler l'écheveau signifiant.
D'abord cette image implique de la violence, parce qu'elle renvoie à une technique de nettoyage par haute pression agressive, qui élimine définitivement toutes les salissures les plus incrustées d'un objet donné. D'autre part, la violence est redoublée par l'association d'êtres humains aux déchets que le kärcher fait disparaître. Eliminer des êtres humains par une technologie violente et définitive, on sait à quoi cela peut mener.
Pour aller plus loin on peut réfléchir aux différents sens et à l'étymologie du verbe "nettoyer".
Ceux qui ont le temps pourront lire avec plaisir cette belle définition qui me semble complète et surtout bien mieux rédigée que je n'en suis capable.
Il est intéressant de savoir que le verbe "nettoyer" a son origine dans le latin "nitidare" qui a donné en ancien français le verbe "nier": étymologiquement "nettoyer" et "nier" son liés, et en effet, n'est-ce pas chercher à "nier" la saleté, que de vouloir s'en débarrasser par l'action de "nettoyer"?
"Nettoyer" est un verbe transitif, qui supporte un complément d'objet direct: on nettoie quelque chose. Là aussi, la grammaire nous apporte une aide précieuse pour le sens, car l'action d'un verbe transitif est mise en valeur par rapport à son complément d'objet, qui lui, subit l'action, en endure les effets et leurs conséquences. Si on dit "J'ai nettoyé ce plat et il est propre", "le plat" est un élément passif, réduit d'une part à être l'objet d'un verbe d'action, et d'autre part soumis à un constat, par le truchement d'un verbe d'état, lors de la résultante de l'action.
La grammaire nous montre ce qu'il en est de l'autorité unilatérale implicite, que récèle l'action de "nettoyer".
Enfin, et c'est là le plus piquant, si on s'intéresse aux sens de ce verbe, on ne manque pas de remarquer comme ils sont riches d'enseignement.
Au sens propre, le verbe "nettoyer" désigne l'action qui constiste à rendre propre, net à se débarrasser de la saleté.
Au sens figuré, il se connote tout de suite d'une valeur morale péjorative: "évacuer, faire disparaître les indésirables, au besoin en les supprimant", qui s'associe au fait que les indésirables sont des êtres vivants, voire des être humains, par exemple dans les expressions "nettoyer la tranchée", "nettoyer la place des manifestants".
Le sens figuré du verbe nous amène à nous interroger sur ce que sont les "indésirables" dont on veut se débarrasser, sur ce qui fonde leur "saleté" et ce qui nous les désigne comme "impurs" ou "corrompus". Sur quelles valeurs morales pouvons-nous justifier l'action de "nettoyer" un quartier, une banlieue, une tranchée ou... un peuple? Ne parle-t-on pas de "nettoyage ethnique"?
Alors je m'interroge donc, sur ce que certains de nos édiles (n'oublions pas que ce sont les représentants du peuple...) livrent aux micros ou aux pages des médias en bavassant sans se rendre compte du poids des mots qu'ils utilisent.
Fadela Amara se rend-elle compte du degré de racisme, de xénophobie, de rejet de l'autre, de violence et d'abjection morale, que l'expression qu'elle utilise recèle? Elle a pourtant validé l'interview nous dit Rue89. A-t-elle vraiment idée des origines, des implications que cette expression entraîne, des idéologies qu'elle cautionne en la reprennant à son compte et de la manipulation à laquelle elle contribue, tout en étant un pion dans le système?
"Nettoyer au kärcher", c'est répondre à la violence par la violence, désigner à la vindicte populaire sans jamais la nommer une "nébuleuse" qui sert de bouc émissaire et qui justifie le recours à la répression, semer le doute dans les esprits en jouant sur les amalgames et les peurs inconscientes d'une population aux abois en temps de crise économique, proposer des solutions de choc qui frappent les esprits et les impressionnent en véhiculant de l'angoisse, utiliser les journeaux comme des tribunes, les médias audiovisuels comme des porte-parole, sans jamais affronter un contradicteur, sans aucun débat de fond, faire croire qu'il n'existe qu'une parole bonne à écouter, tout cela, on l'a déjà vu, entendu, lu, dans les années trente.
Je grossis volontairement le trait parce qu'il me semble que cette politique de droite frise avec des méthodes propangandistes dont nous avons déjà vu les conséquences par le passé et auxquelles on avait dit :"plus jamais ça".

mercredi 30 décembre 2009

Prix à débattre

Pas plus tard qu'il y a deux jours, j'ai lu dans l'édito de Siné Hebdo du 23 décembre que Brice Hortefeux vient de recevoir un prix de la "lutte contre le racisme et l'antisémitisme". Réaction sur Rue 89.
Alors voilà, avec une telle nouvelle qui tombe le 28 décembre, ça augure mal pour 2010 !

Donc je propose de se rattrapper avec les deux liens suivants :

- un article sur le prix nobel d'économie qui est cette année commun à un homme et une femme, la première à le recevoir d'ailleurs. Le prix récompense leurs travaux sur les Biens Communs. Je n'aurai pas la prétention d'expliquer de quoi il s'agit, l'article le fait très bien.
D'autres théories économiques sont donc mises en avant par les Nobels d'économie, ce qui est peut être un espoir...

- un blog, intitulé la lettre du lundi dont j'ai reçu un message récemment. Au prix d'un petit effort du doigt sur le lien, on peut lire des analyses bien argumentées sur la politique économique actuelle.

Pour le reste, bonnes fêtes à tous.

Les 100 000 façons de tuer quelqu'un...

Bien sûr personne n'en parle, sauf les petites radios ou les feuilles de choux locales, parce que ça se passe là-bas, loin, à l'autre bout d'un coin perdu dans le Médoc, dans cette terre où personne ne se rend et que tout le monde quitte.
La campagne et ses problèmes qui ça intéresse? En temps normal tout le monde se contrefout des péquenots et de leurs galoches boueuses, alors entre deux réveillons, on a vraiment autre chose à faire que de se sentir concerné par la disparition des services publics en pleine pampa.
Et pourtant, après la fermeture du tribunal d'instance de Lesparre-Médoc, c'est l'agence Orange-France-Télécom qui plie boutique et envoie son personnel travailler sur Bordeaux.
Prendre le train ou la voiture pour deux heures de trajet aller et idem pour le retour; se taper 140 bornes par jour, se lever plus tôt et rentrer plus tard que la moyenne, devoir raquer un abonnement SNCF ou des pleins d'essence qui ne sont pas donnés; ne plus pouvoir aller chercher les enfants à l'école ou bien faire les courses le soir, être fatigué le matin et fatigué le soir, devoir réorganiser tout un mode de vie... au nom de la rentabilité, la vie est belle!
Quant aux paysous du coin, lorsqu'ils voudront se pacser ou régler un problème téléphonique, ils feront comme les autres, ils prendront le train ou la voiture, et ça fera tourner le commerce!
C'est ce qu'on appelle un plan de relance! Finalement l'économie de droite c'est assez simple à comprendre.


mardi 1 décembre 2009

Billet fastoche

Une pétition POUR le maintien de l'histoire géo en terminale S


Un article de Michel Serres CONTRE l'imposition du débat identitaire nazi-onale
d'utilité publique cela va s'en dire, mais toujours mieux en le disant. A mettre entre toutes les mains à partir du CP.

mardi 24 novembre 2009

Le petit bonhomme en rouge

Vous avez certainement entendu parler aux infos de ce midi de ce fait divers impliquant un piéton qui a traversé au passage clouté alors que le petit bonhomme était rouge.
Des policiers l'ont interpellé et réprimandé avec la force requise, puis ont roué de coups un autre quidam, venu insolemment plaider la cause de l'infâmant piéton dangeureux pour la sécurité publique de la nation, auprès des représentants de la loi.
Ce pataquès, ne peut être la conséquence que:
-d'un manque de sommeil après plusieurs jours de planque pour débusquer un revendeur d'armes dissimulé sous l'apparence d'un ancien ministre de l'intérieur;
-d'une mauvaise interprétation des textes suite à une légère dyslexie affectant la compréhension immédiate de lecture.
Ce qui me conduit à rechercher ce que dit la loi en la matière.
Il est clair que selon ce que j'ai lu de l'article R412-37 du Code de la Route, les piétons doivent respecter eux aussi certaines règles précises de circulation, et ne doivent pas s'engager à traverser la rue lorsque le petit bonhomme est rouge.
Mais selon l'article R415-11 "Tout conducteur est tenu de céder le passage aux piétons régulièrement engagés dans la traversée d'une chaussée (bla bla bla). Le fait pour tout conducteur de ne pas respecter les règles de priorités fixées au présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe."
Du coup, les conducteurs se doivent également de faire attention au piéton qui reste prioritaire sur les voies de circulation vu sa vulnérabilité.
Mais pour être impartial, on se dit que le piéton n'aurait pas dû s'engager quand le bonhomme était rouge. Il a risqué sa vie cet imbécile heureux! Et qui est-ce qui ramasse la charpie quand un accident se produit? Les agents de la force publique bien sûr! On comprend donc leur réaction; sur le coup, ils ont reçu un choc en voyant cet impudent promeneur mépriser à leur nez et à leur barbe tous les rappels que la sécurité routière nous balance sur les ondes et les écrans depuis un mois: "un accident n'arrive jamais par accident!" Et Nicolas l'a dit: il faut appliquer la tolérance zéro. La rue, tu l'aimes ou tu la quittes. Alors les insolents qui risquent leur vie en traversant quand le petit bonhomme est rouge, ça mérite une bonne leçon môsieur!
Et hop, voilà un épineux problème de résolu.
...
Cependant, était-il pour autant nécessaire de rappeler à l'ordre ce gourgandin de la route, ce bandit de petite rue, par une garde à vue?
Fallait-il pour autant passer à tabac un homme à terre, dont les paroles attentaient gravement à l'ordre public en cherchant à contredire la maréchaussée?
Pourquoi la pharmacienne témoin de la scène, a-t-elle cru bon d'appeler les pompiers afin de mettre un terme à la bastonnade des sergents de ville, si ceux-ci étaient dans leur bon droit en s'opposant à ce vigoureux délinquant ?
Le piéton et le quidam sont-ils de mèche dans la fondation d'un groupuscule terroriste visant à semer l'anarchie devant chaque passage clouté de nos cités cosmopolites?
Quel est le secret énergétique des cognes pour pouvoir distribuer des bourre-pifs aussi conséquents?
Pourquoi la garde à vue devient-elle systématique dans les commissariats français?
Bref je me pose des tas de questions.
Toujours est-il qu'il vaut mieux bien regarder avant de traverser, sinon, les petits bonhommes en bleu verront rouge, et là tu en verras de toutes les couleurs...

jeudi 29 octobre 2009

Plus de limites au mépris

Si vous avez des amis dans le monde agricole, faites leur passer cette vidéo pour qu'ils constatent l'attention que le chef de l'Etat porte à leurs problèmes...


samedi 26 septembre 2009

Une histoire qui ne fait pas rire du tout

Non décidemment la petite phrase d'Hortefeux ne DOIT pas être considérée comme une petite blague, un humour un peu tendancieux.
Le témoignage ci dessous d'un journaliste du Monde nous plonge dans le quotidien du racisme ordinaire dégueulasse et jamais comdamné, subit sans aucun doute possible par des milliers de gens. Pour une fois on peut tirer le chapeau au Monde pour avoir laissé passer cet article qui nous envoie en pleine gueule cette réalité du racisme.


Moi, Mustapha Kessous, journaliste au "Monde" et victime du racisme
article parut dans l'édition du 24.09.2009

Brice Hortefeux a trop d'humour. Je le sais, il m'a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril ‎‎2008. Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale doit me recevoir dans son ‎majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des ‎entreprises. Je ne l'avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van ‎Eeckhout dans cet hôtel particulier de la République. Brice Hortefeux arrive, me tend la ‎main, sourit et lâche : "Vous avez vos papiers ?"‎

Trois mois plus tard, lundi 7 juillet, jour de mes 29 ans. Je couvre le Tour de France. Je ‎prépare un article sur ces gens qui peuplent le bord des routes. Sur le bitume mouillé près de ‎Blain (Loire-Atlantique), je m'approche d'une famille surexcitée par le passage de la caravane, ‎pour bavarder. "Je te parle pas, à toi", me jette un jeune homme, la vingtaine. A côté de moi, ‎mon collègue Benoît Hopquin n'a aucun souci à discuter avec cette "France profonde". Il ‎m'avouera plus tard que, lorsque nous nous sommes accrédités, une employée de ‎l'organisation l'a appelé pour savoir si j'étais bien son... chauffeur.‎
Je pensais que ma "qualité" de journaliste au Monde allait enfin me préserver de mes ‎principaux "défauts" : être un Arabe, avoir la peau trop basanée, être un musulman. Je ‎croyais que ma carte de presse allait me protéger des "crochets" balancés par des gens ‎obsédés par les origines et les apparences. Mais quels que soient le sujet, l'endroit, la ‎population, les préjugés sont poisseux.‎
J'en parle souvent à mes collègues : ils peinent à me croire lorsque je leur décris cet ‎‎"apartheid mental", lorsque je leur détaille les petites humiliations éprouvées quand je ‎suis en reportage, ou dans la vie ordinaire. A quoi bon me présenter comme journaliste ‎au Monde, on ne me croit pas. Certains n'hésitent pas à appeler le siège pour signaler ‎qu'"un Mustapha se fait passer pour un journaliste du Monde !"‎
Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom lorsque je me présente au ‎téléphone : c'est toujours "M. Kessous". Depuis 2001, depuis que je suis journaliste, à la ‎rédaction de Lyon Capitale puis à celle du Monde, "M. Kessous", ça passe mieux : on ‎n'imagine pas que le reporter est "rebeu". Le grand rabbin de Lyon, Richard ‎Wertenschlag, m'avait avoué, en souriant : "Je croyais que vous étiez de notre ‎communauté."‎
J'ai dû amputer une partie de mon identité, j'ai dû effacer ce prénom arabe de mes ‎conversations. Dire Mustapha, c'est prendre le risque de voir votre interlocuteur refuser ‎de vous parler. Je me dis parfois que je suis parano, que je me trompe. Mais ça s'est si ‎souvent produit...‎
A mon arrivée au journal, en juillet 2004, je pars pour l'île de la Barthelasse, près ‎d'Avignon, couvrir un fait divers. Un gamin a été assassiné à la hachette par un Marocain. ‎Je me retrouve devant la maison où s'est déroulé le drame, je frappe à la porte, et le ‎cousin, la cinquantaine, qui a tenté de réanimer l'enfant en sang, me regarde froidement ‎en me lançant : "J'aime pas les Arabes." Finalement, il me reçoit chez lui.‎
On pensait que le meurtrier s'était enfui de l'hôpital psychiatrique de l'endroit : j'appelle ‎la direction, j'ai en ligne la responsable : "Bonjour, je suis M. Kessous du journal Le ‎Monde..." Elle me dit être contente de me recevoir. Une fois sur place, la secrétaire lui ‎signale ma présence. Une femme avec des béquilles me passe devant, je lui ouvre la porte, ‎elle me dévisage sans me dire bonjour ni merci. "Il est où le journaliste du Monde ?", ‎lance-t-elle. Juste derrière vous, Madame : je me présente. J'ai alors cru que cette ‎directrice allait s'évanouir. Toujours pas de bonjour. "Vous avez votre carte de presse ?, ‎me demande-t-elle. Vous avez une carte d'identité ?" "La prochaine fois, Madame, ‎demandez qu'on vous faxe l'état civil, on gagnera du temps", riposté-je. Je suis parti, ‎évidemment énervé, forcément désarmé, avant de me faire arrêter plus loin par la police ‎qui croyait avoir... trouvé le suspect.‎
Quand le journal me demande de couvrir la révolte des banlieues en 2005, un membre ‎du club Averroès, censé promouvoir la diversité, accuse Le Monde d'embaucher des ‎fixeurs, ces guides que les journalistes paient dans les zones de guerre. Je suis seulement ‎l'alibi d'un titre "donneur de leçons". L'Arabe de service, comme je l'ai si souvent entendu ‎dire. Sur la Toile, des sites d'extrême droite pestent contre "l'immonde" quotidien de ‎référence qui a recruté un "bougnoule" pour parler des cités.‎
Et pourtant, s'ils savaient à quel point la banlieue m'était étrangère. J'ai grandi dans un ‎vétuste appartement au coeur des beaux quartiers de Lyon. En 1977, débarquant ‎d'Algérie, ma mère avait eu l'intuition qu'il fallait vivre au centre-ville et non pas à ‎l'extérieur pour espérer s'en sortir : nous étions parmi les rares Maghrébins du quartier ‎Ainay. Pour que la réussite soit de mon côté, j'ai demandé à être éduqué dans une école ‎catholique : j'ai vécu l'enfer ! "Retourne dans ton pays", "T'es pas chez toi ici", étaient les ‎phrases chéries de certains professeurs et élèves.‎
Le 21 décembre 2007, je termine une session de perfectionnement dans une école de ‎journalisme. Lors de l'oral qui clôt cette formation, le jury, composé de professionnels, ‎me pose de drôles de questions : "Etes-vous musulman ? Que pensez-vous de la ‎nomination d'Harry Roselmack ? Si vous êtes au Monde, c'est parce qu'il leur fallait un ‎Arabe ?"‎
A plusieurs reprises, arrivant pour suivre un procès pour le journal, je me suis vu ‎demander : "Vous êtes le prévenu ?" par l'huissier ou le gendarme en faction devant la ‎porte du tribunal.‎
Le quotidien du journaliste ressemble tant à celui du citoyen. Depuis plusieurs mois, je ‎cherche un appartement. Ces jours derniers, je contacte un propriétaire et tombe sur une dame ‎à la voix pétillante : "Je m'appelle Françoise et vous ?" "Je suis M. Kessous ", lui répondis-‎je en usant de mon esquive habituelle. "Et votre prénom ?", enchaîne-t-elle. Je crois qu'elle ‎n'a pas dû faire attention à mon silence. Je n'ai pas osé le lui fournir. Je me suis dit que, si je le ‎lui donnais, ça serait foutu, qu'elle me dirait que l'appartement avait déjà été pris. C'est arrivé ‎si souvent. Je n'ai pas le choix. J'hésite, je bégaye : "Euhhhhh... Mus... Mustapha."‎
Au départ, je me rendais seul dans les agences immobilières. Et pour moi - comme par hasard ‎‎- il n'y avait pas grand-chose de disponible. Quand des propriétaires me donnent un rendez-‎vous pour visiter leur appartement, quelle surprise en voyant "M. Kessous" ! Certains m'ont à ‎peine fait visiter les lieux, arguant qu'ils étaient soudainement pressés. J'ai demandé de l'aide à ‎une amie, une grande et belle blonde. Claire se présente comme ma compagne depuis cet été ‎et fait les visites avec moi : nous racontons que nous allons prendre l'appartement à deux. ‎Visiblement, ça rassure.‎
‎ En tout cas plus que ces vigiles qui se sentent obligés de me suivre dès que je pose un ‎pied dans une boutique ou que ce vendeur d'une grande marque qui ne m'a pas ouvert la ‎porte du magasin. A Marseille, avec deux amis (un Blanc et un Arabe) - producteurs du ‎groupe de rap IAM -, un employé d'un restaurant a refusé de nous servir...‎
La nuit, l'exclusion est encore plus humiliante et enrageante, surtout quand ce sont des ‎Noirs et des Arabes qui vous refoulent à l'entrée d'une boîte ou d'un bar. Il y a quatre ‎mois, j'ai voulu amener ma soeur fêter ses 40 ans dans un lieu parisien "tendance". Le ‎videur nous a interdit l'entrée : "Je te connais pas !" Il aurait pourtant pu se souvenir de ‎ma tête : j'étais déjà venu plusieurs fois ces dernières semaines, mais avec Dida Diafat, un ‎acteur - dont je faisais le portrait pour Le Monde - et son ami, le chanteur Pascal Obispo.‎
Fin 2003, je porte plainte contre une discothèque lyonnaise pour discrimination. Je me ‎présente avec une amie, une "Française". Le portier nous assène le rituel "Désolé, y a ‎trop de monde." Deux minutes plus tard, un groupe de quinze personnes - que des Blancs ‎‎- entre. Je veux des explications. "Dégage !", m'expédie le videur. La plainte sera classée ‎sans suite. J'appellerai Xavier Richaud, le procureur de la République de Lyon, qui me ‎racontera qu'il n'y avait pas assez d'"éléments suffisants".‎
Que dire des taxis qui après minuit passent sans s'arrêter ? Que dire de la police ? ‎Combien de fois m'a-t-elle contrôlé - y compris avec ma mère, qui a plus de 60 ans -, ‎plaqué contre le capot de la voiture en plein centre-ville, fouillé jusque dans les ‎chaussettes, ceinturé lors d'une vente aux enchères, menotté à une manifestation ? Je ne ‎compte plus les fois où des agents ont exigé mes papiers, mais pas ceux de la fille qui ‎m'accompagnait : elle était blonde.‎
En 2004, une nuit à Lyon avec une amie, deux policiers nous croisent : "T'as vu le cul ‎qu'elle a !", lance l'un d'eux. "C'est quoi votre problème ?" rétorqué-je. Un des agents sort ‎sa matraque et me dit en la caressant : "Il veut quoi le garçon ?" Le lendemain, j'en ai ‎parlé avec Yves Guillot, le préfet délégué à la police : il m'a demandé si j'avais noté la ‎plaque de leur voiture. Non...‎
En 2007, la brigade anticriminalité, la BAC, m'arrête sur les quais du Rhône à Lyon : ‎j'étais sur un Vélo'v. On me demande si j'ai le ticket, si je ne l'ai pas volé. L'autre jour, je ‎me gare en scooter sur le trottoir devant Le Monde. Je vois débouler une voiture, phares ‎allumés : des policiers, mains sur leurs armes, m'arrêtent. Je leur dis que je travaille là. ‎Troublés, ils me demandent ma carte de presse, mais pas mon permis.‎
Des histoires comme celles-là, j'en aurais tant d'autres à raconter. On dit de moi que je ‎suis d'origine étrangère, un beur, une racaille, un islamiste, un délinquant, un sauvageon, ‎un "beurgeois", un enfant issu de l'immigration... Mais jamais un Français, Français tout ‎court.‎
Mustapha Kessous

samedi 12 septembre 2009

Sois veau et tais-toi

On sait depuis le Général que les français sont des veaux, mais maintenant le Petit Prince voudrait en plus qu'ils se laissent étriper en silence.
Pourtant certains veaux sont récalcitrants! Sales bêtes! Ils passent leur temps à meugler comme des cornes de brume, agitant le troupeau docile et refusant de rentrer à l'étable... Sales Bêtes!
Comment en venir à bout? C'est fastoche, il suffit de leur couper la parole en sectionnant leurs cordes vocales! Ils pourront toujours faire les malins ensuite, ces cons de bestiaux, à gueuler sans que personne ne les entende...
On va encore me dire que j'exagère, que non, personne ne surveille les blogs contestataires, que oui, ici, en France, la "patrie de droits de l'Homme", les gens sont encore libres de s'exprimer et surtout d'exprimer un point de vue critique du pouvoir en place, et que toutes ces élucubrations de "complot" sont le fruit d'une imagination gauchiste de mauvaise foi...
Mais alors comment expliquer ce que arrive à Juan et à son blog Sarkofrance qui est menacé de fermeture dans 19 jours sur Blogspot et qui voit son compte clôturé sur Wordpress?
Soutenons Juan.
Merci à Eric Citoyen pour cette info.

jeudi 10 septembre 2009

mardi 8 septembre 2009

La pipolitique

Nan, nan, nan ! La pipolitique ce n'est pas la "politique people", Nico & Carla dans Voilà ou Paris Moche. La pipolitique vient de la contraction du terme "pipo" (pipeau en bon français) qui signifie mensonge, mytho, fausseté; et de politique qui signifie ... heu ... (là j'ai un doute, attendez je prends mon dico robert) : "S'ocuper de la vie de la cité" ça dit, mais je comprends pas bien, enfin, passons....

La pipolitique c'est la nouvelle pratique de com. des membres du gouvernement et du Petit himself. C'est faire semblant devant les journalistes que les gens aiment la politique de l'huèmeupé, les Sinitres et le Roitelet.

Cependant, quelques journalistes (pas beaucoup hein !) font quand même leur boulot et dévoilent les supercheries des services com. divers et variés (qui se renvoient la ballle des responsabilités).
Ainsi, Le Sinistre de l'école accueillit dans un supermarché pour vanter une opération de promotion autour de la rentrée par des vraies-militantes-fausses-ménagères-ordinaires.

Ainsi, le même et deux autres collègues invitaient à une table ronde réunissant djeunes et services de peau-lice des associations qui leurs sont proches politiquement et déjà acquises à leur discours...

Ainsi, seulement les ouvriers de moins d'1,65 m pouvaient être filmés pendant un déplacement de N.S. Et là, heureusement que ce sont les journalistes belges qui ont fait leur travail.

Terminons par une note optimistes. Non, la crise n'est pas terminée, contrairement à ce qu'on vous dis tous les jours, désolée les amis. Par contre vous pouvez parcourir le site des sous-réalistes qui choississent définitivement le parti d'en rire et ça fait du bien.


mercredi 26 août 2009

Titulaire sur Zone de Remplacement: les valets de l'Education Nationale

Quand on ne les confond pas avec des vacataires ou des contractuels, quand on ne leur demande pas s'ils ont le même "statut" que leurs collègues en poste fixe, les remplaçants du second degré de l'Education Nationale ont presque l'impression d'être les enseignants à part entière que l'obtention de leur concours du CAPES ou de l'Agrégation leur a promis.

Des enseignants à part entière, oui, si on excepte les services partagés sur deux ou trois établissements, les emplois du temps en forme de gruyère, les classes poubelles dont les collègues se sont débarrassés à la répartition des services de fin juin, les lenteurs administratives pour obtenir que les remboursements des frais soient faites dans le respect de la loi, ou les pressions menaçantes et méprisantes de rectorats qui aimeraient que la valetaille ferme son clapet, afin de poursuivre ses manœuvres frauduleuses à l'ombre d'une grande muette qui n'a rien à envier au service des armées.

Malheureusement, il se trouve que les TZR sont des enseignants, que pour la plupart ils ont fait des études, et que, le système scolaire fonctionnant encore relativement bien en France, ils ont acquis des compétences de lecture, de compréhension, d'analyse et d'argumentation, qui les rendent totalement inaptes à se faire traiter comme du bétail servile et abruti.

C'est pourquoi ils parviennent à s'entraider, à se conseiller, pour défendre leurs droits, connaître leurs devoirs dans le strict cadre de la loi qui régit le statut des agents de la fonction publique.
Car les enseignants savent tous pourquoi ils sont fonctionnaires, ce que représente la mission de service public en terme de contraintes et de devoirs, et tout ce qu'ils demandent c'est que le simple droit soit appliqué, que la loi votée et approuvée par les représentants du peuple pour le peuple, soit respectée.

C'est pourquoi il faut saluer et surtout faire connaître très largement le Syndicat National des Salariés de la Fonction Publique. Il faut aller lire les témoignages et les débats de leur forum, pour comprendre quel(s) péril(s) menace(nt) et l'Ecole, et la Fonction Publique, si la loi, dans ce pays qui se targue d'être une démocratie, peut être aussi facilement détournée, usurpée, bafouée, par ceux qui, au sein des plus hautes instances, sont censés l'appliquer et la respecter.

Après on dira que les enseignants sont toujours râler et à se plaindre.
Mais si ce ne sont pas eux qui ouvrent leur gueule, je doute que les salariés du privé, dont les statuts et les marges d'actions au niveau syndical ou du droit du travail sont continuellement soumises à des pressions et à des menaces bien plus perfides et bien plus dures à supporter, ne puissent le faire.

dimanche 7 juin 2009

Les loups

Quand je lis cet article dans Sud-Ouest, je reste abasourdie.
Du coup, je repense à la chanson du beau Serge.
Il nous reste les chansons.
Il nous reste la parole?